Le meilleur de notre enfance : fromage orange, pain sandwich et grilled cheese (avec ou sans ketchup)

Le fromage a été de nos toutes premières expériences culinaires : lorsqu’on apprenait à faire fondre du cheddar orange entre deux tranches de pain (sans le brûler!) ou qu’on le tartinait sur une branche de céleri. Aujourd’hui, notre palais s’est affiné et on apprécie les Camemberts d’ici autant que les pâtes persillées… Reste qu’on ne peut pas manger du fromage en grains ou à tartiner sans avoir une pointe de nostalgie! Retour en arrière sur des recettes bébé-fafa (même pour les petites mains!) qu’on peut faire avec les fromages d’ici.

Le fromage orange : notre chouchou

À une époque, on choisissait sans hésiter le fromage « orange » (ou limite marbré). On l’avoue : le cheddar blanc nous semblait tout aussi excitant que le cornet à la vanille de nos parents. On avait une préférence marquée pour celui à tartiner qui figurait au menu de nos collations après l’école (idéalement en sandwich entre deux craquelins tout aussi orange… ou des tranches de concombre pour la version plus santé!). Notre cher fromage orange s’invitait même à nos partys sous forme de sandwichs-pas-de-croûte parfois roulés et/ou garnis de bacon (un plaisir toujours aussi coupable!).

Aujourd’hui, on préfère encore succomber au Le Petit Crémeux, de la Fromagerie Boivin au Saguenay, ou au Youpelaï!, fabriqué à la Fromagerie La Chaudière, à Lac-Mégantic, par des fromagers de quatrième génération!

On n’oublie pas l’indémodable macaroni au fromage que nos parents nous faisaient miroiter les soirs de gardiennage (pour pouvoir mieux s’éclipser!). Une recette infaillible qu’on a depuis « pimpée » avec des fromages d’ici, comme la Coulée Douce ou le Fontina Fumé Saint-Benoît-du-Lac, avec du prosciutto et des épinards, du porc effiloché ou autres ingrédients santé (question de se donner bonne conscience).

Le fromage en grains : l’inspiration de nos expérimentations

Il faut qu’on se le dise : la combinaison « patate frite-sauce brune-fromage en grains » est déjà étonnante en soi. C’est peut-être pourquoi le fameux fromage « skouik-skouik » nous a inspiré d’autres extravagances culinaires. On l’a fait flotter dans notre soupe poulet et nouilles, dissimulé entre les rangées de steak-blé d’inde-patates de notre pâté chinois et on est même allé jusqu’à le faire ramollir au micro-ondes pour obtenir ce qui se rapproche d’une fondue sans fourchettes, sans caquelon. Pour de la grande gastronomie de dépanneur : on le croque en sandwich entre deux chips. Mieux encore : on essaie les fromages en grains assaisonnés au barbecue, à l’ail et à l’aneth, aux tomates et basilic et même à l’érable. À moins qu’on préfère le manger nature... en veillant à boire le petit lait salé résiduel au fond du sac.

Le fromage à la crème : la vedette du party

Bien avant qu’on se mette au vin nature et que croûte lavée fasse partie de notre vocabulaire, le fromage à la crème nous paraissait comme le plus fancy du rayon des produits laitiers. Il faut dire que c’est lui qu’on sortait les soirs de fête pour garnir les craquelins (avec de la tartinade au thon ou autres ingrédients du moment), pour crémer le pain sandwich ou surprise (on ne se lancera pas dans le débat!), ou bien pour préparer de complexes entrées étagées impliquant un pot de sauce chili et une couronne de crevettes à cocktail. Sans compter qu’il était à la base de toutes les trempettes qui nous ont fait avaler bien plus de brocolis et de choux-fleurs que nos parents l’auraient espéré. Aujourd’hui, on aime encore y tremper nos légumes et en garnir nos bagels, surtout si c’est un fromage à tartiner d’ici. On ne manque pas de choix avec les natures, comme Le Couventine ou Le Faisselle de l’Isle d’Orléans, et les aromatisés aux trois poivres, à la fleur d’ail et cie.

Les petits fromages ludiques

Il y a eu les tranches emballées de plastique dans lesquelles on ne manquait pas d’enfoncer les doigts pour découper les yeux d’un personnage (ce qui nous a voulu nos premiers : « Ne joue pas avec ta nourriture! »). Puis, les Mini-Babybel recouverts d’une cire rouge qu’on roulait en boule au creux de nos mains avant de les façonner comme de la pâte à modeler. Et les autres qu’on découvrait chaque jour dans notre boîte à lunch : les crémeux sous forme de triangles (la fameuse Vache qui rit), de carrés ou de petits cubes et ceux qui venaient accompagnés de craquelins et d’une mini-spatule pour l’étendre. Mais aussi les fromages qu’on s’amusait à effilocher! Depuis, notre goût s’est affiné et on a heureusement trouvé des versions plus « fancées » (Twist de la Fromagerie La Bourgade, Twist d’Or ou Twist Victoria) lorsque nous revient l’envie de ce plaisir régressif! Mais on a toujours autant de plaisir à se glisser un petit format collation « classique » comme le Fou Raide! ou L’Ancêtre Cheddar Doux, ou une version « adulte » comme les collations Monsieur Gustav ou le OKA en portion individuelle.

Le passé au goût du jour

Un petit coup de nostalgie? Voici quelques recettes qui ramènent instantanément dans les années 90!

Deux prefs de notre jeunesse réunies en un seul plat : le hot chicken poutine.


Un pogo au fromage? On dit oui! Surtout s’il est préparé avec Le Gratiné de la Fromagerie Saint-Guillaume.


Le plus beau (et orange) pain sandwich qui rendra fière votre grand-mère.


Les fanatiques de fromages « skouik-skouik » trouveront l’ultime défi culinaire avec cette recette de fromage en grains frit!


Et plus simple, mais à tout coup épatant, le fromage en grains mariné.


Avouons-le : même si on ne met (peut-être) plus de ketchup dedans, un grilled cheese, c’est un grilled cheese. Donc délicieux. On a même découvert à quel point il est possible d’user de créativité, que ce soit avec un Camembert d’ici et de l’oignon caramélisé, du Saint-Paulin d’ici et du homard ou n’importe quelle autre combinaison pour pimper son grilled cheese comme un chef!