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Dans la forêt automnale, on se retrouve


L’été a pris fin et ça me fait du bien de voir l’automne arriver. Une certaine routine est de retour. Les arbres changent pour nous exposer leurs couleurs chaudes bien que le temps se refroidisse. C’est un appel à s’emmitoufler, à se rassembler, à faire des petits projets d’art, à prendre le temps de cuisiner et à se réunir autour de bons repas (car il ne fait plus 8 000 degrés dans la cuisine!). Vivement le retour des petits plats mijotés avec des produits du Marché du Vieux-Port. Après avoir trotté, joué dans l’eau, après avoir pris des verres sur les terrasses, que ce soit à Québec, à Montréal, dans le Maine, dans le New Hampshire ou aux Îles de la Madeleine, cher automne, je suis contente de te revoir.

Depuis environ un an, j’ai mis un X dans mon calendrier sur la première fin de semaine qui marque le début de l’automne. Chaque année, cette date annonce un week-end familial au Camp de pêche dans Charlevoix. (Parenthèse. Nous sommes 4 filles à la maison et mes parents nous ont montré à pêcher étant jeunes. Le Camp de pêche, c’est notre chalet qu’on appelle affectueusement ainsi, car c’est là qu’on a appris les rudiments de la pêche. Sérieusement, je me demande encore comment mes parents ont fait, mais ils ont réussi. Fin de la parenthèse.) L’horaire est normalement organisé autour de la pêche, mais à l’automne, c’est autour des repas et selon l’humeur de dame nature. Cette fin de semaine est faite pour relaxer, se promener en forêt et se retrouver. À quelques 30 km d’une épicerie, dans le bois, coupé de l’électricité, du téléphone et d’Internet (!), c’est un endroit idéal pour déconnecter.

Samedi, comme la pêche est terminée, nous sommes partis en forêt pour sortir quelques chaloupes des lacs. Nous en avons profité pour marcher. Les arbres commençaient à changer de couleurs. Parmi les conifères, on devinait les feuillus avec leurs couleurs ocre. On écoutait mon père; chaque arbre, chemin, lac et roche a son histoire. C’est dans ces moments que je réalise à quel point il y a des bouts de forêt où je n’ai jamais mis les pieds et où je ne les mettrai jamais. Au retour, une pause bien méritée. On laisse couler le temps dans le solarium qui offre une vue sur le lac.

C’est dans ce décor paisible, au bord du lac entouré des montagnes (appelons ça des collines), que nous avons pique-niqué pour le souper. Le fond de l’air s’est rafraîchi et les mouches se sont éloignées. En préparant le menu, je me suis souvenue de cette bonne recette que des amis font à chaque potluck : la fameuse trempette chaude aux artichauts. Pratique à manger dehors, c’est un plat réconfortant que j’ai adapté à la façon « Élie au Camp de pêche », soit à sa plus simple expression et avec le moins de vaisselle possible!

Dans un chaudron chauffant sur le poêle à température moyenne, j’ai mélangé les éléments ci-dessous (avec une grosse cuillère en bois) jusqu’à ce que le mélange soit onctueux :

  • 1 1/2 boîte d’artichauts dans l’huile, égouttés et coupés finement
  • 1/2 tasse de mayonnaise
  • 1/2 tasse de crème sure
  • 1 tasse de fromage Parmesan d’ici râpé (J’ai utilisé le PARMESAN RIVIERA. C’est un de mes préférés, il est bon, on le retrouve facilement à l’épicerie sur la route vers le Camp.)
  • 1/2 tasse de bébés épinards (Oups…! Je les avais oubliés. Aller en ville en acheter? Ça aurait brisé mon pèlerinage en totale déconnexion. On s’en est passé.)
  • Sel et poivre

Dans une grosse miche de pain creusée pour faire un bol, on verse ladite trempette chaude. La mie sert alors à manger la trempette. Vous ai-je dit que l’automne m’inspirait la simplicité? En préparant le repas, Jeanne, ma filleule, m’a dit, en voyant le SAINT-PAULIN Agropur Signature : « Beth ! Beth! j’ai une idée, on pourrait le couper en petits cubes et piger dans le bol! ». Il faut croire que ce fromage à pâte semi-ferme habillé d’une cire orangée a attiré son attention ou encore peut-être est-ce le petit bonhomme sur l’étiquette! Ses papilles ont confirmé son choix, car je la voyais piger dans le plat à chaque 5 minutes.

Parce que c’est si bon et pas compliqué à préparer, j’ai aussi fait fondre un Brie 4 Temps au four pour y tremper des biscuits et du pain. Je l’ai fait chauffer dans une petite casserole dans le four au propane. Nous avons ajouté à cette dégustation un bon Brie de Portneuf, celui-ci à l’état brut tout simplement et d’ici, bien sûr! (Parenthèse. Ma mère est une adepte des produits du terroir. Quand je suis arrivée au camp le vendredi et que j’ai vu un bac en plastique rempli de carottes du jardin (pleines de terre avec leur tige), je n’ai pas pu m’empêcher de sourire. Vraiment, c’est un produit local. Fin de la parenthèse.)

C’est après ce repas en plein air que nous sommes rentrés dans le chalet et avons poursuivi les discussions devant le foyer. Ce foyer qui, beau temps, mauvais temps, est allumé. Une sorte de présence rassurante qui nous dit : « Hey, venez donc vous asseoir un peu et me jaser ça ». Oui, l’automne est arrivé. Allez jouer dehors pour voir les arbres changer de couleurs. Partager de bons repas avec la famille et les amis, car c’est un prétexte pour se retrouver.

Bon automne à vous!